Une architecture technique : des choix réfléchis. (par Emmanuel POMMIERS - Directeur technique Web100T)

L'architecture technique est la partie cachée d'un produit. Elle ne permet pas de tenir un dossier patient, ne gère pas plus les lits d'un établissement que le planning opératoire ou le PMSI, n'édite pas de facture, ne calcule pas de statistique d'activité.

Toute ces éléments pratiques sont les fonctionnalités de logiciels ; elles sont complètement indépendantes de l'organisation des logiciels et des technologies sur lesquels ils s'appuient. L'architecture technique d'une gamme logiciel définit le domaine du possible, ce que les logiciels pourront réaliser, ce qu'ils seront incapables d'accomplir. Le choix d'une architecture logicielle est un élément fondateur d'une gamme logicielle. Par ce choix, un éditeur de logiciel conditionne pour plusieurs années l'orientation de ses produits, ses capacités de développement et la pérennité de son offre.

Pour autant, ce choix n'est souvent pas une décision délibérée et motivée mais imposé par d'autres considérations comme la plate-forme utilisée (UNIX ou PC par exemple), l'outil de développement connu des fondateurs de la société, la base de données ciblée, voir par des points de vue plus " philosophiques " comme le choix inconditionné d'un éditeur (Microsoft par exemple ) ou d'une technologie (Java, .NET ou autre). Pour effectuer le choix de l'architecture des logiciels de sa gamme, l'équipe technique de Web100T a fait abstraction des outils, techniques et partenaires potentiels pour se concentrer sur les objectifs à atteindre et les impératifs incontournables de logiciels modernes, à savoir :

  • ouverture : les logiciels doivent communiquer entre eux, au sein des produits d'une même gamme et avec des logiciels tiers, existants ou à venir ;
  • évolutivité : les logiciels doivent aujourd'hui évoluer rapidement, sans heurts, sans rupture et à moindre coût tant en terme fonctionnel, pour suivre les besoins des utilisateurs, qu'en terme de capacité, pour être capable de s'adapter à une montée en charge progressive ;
  • pérennité : les technologies utilisées doivent être solides et reconnues, les plus indépendantes possibles des grands éditeurs comme Sun, Microsoft ou autre afin de ne pas dépendre de leurs changements de stratégie ou de leurs grilles tarifaires ;
  • simplicité : d'utilisation, d'installation, de tenue en production. Un logiciel moderne ne doit demander que très peu de ressource au moment de son installation, doit pouvoir être déployé facilement et rapidement dans un établissement ;
  • sécurité : ce qui englobe les contrôles d'accès afin que les données potentiellement sensibles ne soient pas consultées par des personnes non habilités mais aussi sécurité des données (contrôles d'intégrité).

La réponse de Web100T à ces contraintes se résume en 4 points détaillés ci-après.

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